Ne changez pas votre chaudière au fioul !

Chaudiere Vert fioul

Ne changez pas votre chaudière au fioul, elle peut encore servir !

Cuve Vert Fioul

Ne jetez pas votre chaudière au fioul, elle n’est pas totalement has been. La transition énergétique se profile à l’horizon 2050. Pourtant, de plus en plus d’experts en énergie constatent qu’au-delà de l’origine des gaz à effet de serre, il faut en chercher les responsables. Ils pointent du doigt nos habitudes de vie et souhaitent qu’une prise de conscience collective soit faite pour réduire drastiquement notre consommation. 

80 % de l’énergie provient des énergies fossiles

La vague de chaleur qui s’est abattue sur l’Europe cet été est un épisode appelé à se répéter dans les prochaines années pronostiquent les experts climatiques. Pourtant, malgré les mises en garde issues des scientifiques et du gouvernement, les émissions de gaz à effet de serre ont crû de 3,6 % en 2016 dans l’Hexagone alors que nous devrions les diviser par quatre d’ici 2050. Pour mémoire, les GES ou gaz à effet de serre entraînent le réchauffement de notre planète en empêchant le rayonnement infrarouge naturel de se disperser. Le dioxyde de carbone (CO²) appartient à cette catégorie. Il a pour origine la combustion du pétrole, du gaz et du charbon ainsi que le méthane  émis principalement par les animaux. Pour diminuer les GES nous pouvons soit changer nos sources d’énergie, soit diminuer notre consommation

Remplacer les énergies fossiles par des énergies renouvelables

La première piste qui s’offre à nous est le remplacement des énergies traditionnelles par des énergies décarbonées comme la géothermie, l’éolien, le solaire ou le nucléaire. Il faudrait commencer par changer les systèmes de chauffage des bâtiments et celui de nos transports.

La première piste qui s’offre à nous est le remplacement des énergies traditionnelles par des énergies décarbonées comme la géothermie, l’éolien, le solaire ou le nucléaire. Il faudrait commencer par changer les systèmes de chauffage des bâtiments et celui de nos transports.

 

Or selon un rapport publié par la Cour des comptes, la France ne se hâte pas vraiment pour accélérer le développement des énergies thermiques renouvelables. Elle alloue seulement le dixième des subventions publiques aux énergies renouvelables électriques d’origine solaire ou éolienne, destinées déjà à se substituer à la production d’électricité d’origine nucléaire ayant  un résultat nul pour le bilan carbone puisqu’on se trompe de cible.

Diminuer notre consommation

Parce que les énergies fossiles sont facilement accessibles pour l’instant, concentrées et stockables, elles sont préférées à l’électricité et aux sources d’énergie bas carbone. Ces dernières (énergie éolienne ou solaire) ont pour inconvénient de se stocker difficilement et d’être intermittentes. Actuellement, une étude statistique menée au niveau mondial révèle que 80 % de l’énergie consommée dans le monde provient des énergies fossiles. 6,4 % de l’hydroélectricité, 4,2 % du nucléaire, 1,5 % de l’éolien et 0,5 % du solaire. La France s’en sort mieux, selon les chiffres communiqués par l’indicateur Edmond de Rothschild. Elle arrive au septième rang des pays faisant le plus d’effort grâce à son choix de mix énergétique contenant 52 % d’énergie fossile. Mais elle tombe au 25e rang en matière d’efficience. Compte tenu de son climat tempéré et de ses distances, elle obtiendrait de meilleurs résultats en faisant davantage d’efforts pour se doter de systèmes plus performants pour les particuliers et les équipements industriels et en favorisant les nouveaux combustibles plus écologiques comme l’énergie végétale. Ils pourraient dessiner une voie d’avenir pour les millions de foyers se chauffant actuellement au fioul, d’autant plus s’ils ne sont pas trop taxés.

Pour réussir la transition énergétique, nous ne devons pas commencer par changer d’énergie, mais d’abord notre mode de comportement. Sans cette prise de conscience, la transition écologique est un vœu pieux voué à l’échec. Rien ne se résoudra uniquement par un coup de baguette magique des ingénieurs. La transition écologique est surtout une question de société.

La transition écologique est une question de société

Débrancher nos chargeurs est une action toute simple, tout comme préférer des ampoules basse consommation ou interdire des frigos sans portes dans les supermarchés. Développer le covoiturage et les modes de transport en commun comme le ferroutage, isoler davantage les logements sans les transformer en boite isotherme, installer des moyens de chauffage plus performants sont autant de gestes positifs qui seront utiles pour notre planète. Depuis les années 2000, les fabricants de chaudières mettent au point depuis les années des matériels beaucoup plus performants. Les dernières générations de chaudières à condensation ou des chaudières mixant pompe à chaleur et condensation permettent de diminuer en moyenne une facture énergétique d’un particulier de 30 %. 

Tout ceci peut être rapidement promu en poursuivant les politiques d’aides et bonus écologiques, sans réinventer la roue tous les matins ou vouloir tout briser, au risque de créer une fracture sociétale et économique dont il sera difficile de se relever.

Le changement climatique menace notre survie, mais son origine provient de notre besoin toujours accru de confort avec, à la clef, une surconsommation d’énergie. Le charbon chinois permet d’acheter des téléphones et des ordinateurs à bas prix. Le kérosène nous donne la possibilité de voyager dans le monde entier en quelques heures et permet de nous déplacer sans contrainte rapidement. Pour contrer le changement climatique, il faut davantage qu’une loi sur la transition énergétique. Il faut que chacun de nous consente à faire un effort. Les petits ruisseaux font les grandes rivières. Quel sera votre prochain geste pour la planète ?

Ne changez pas votre chaudière au fioul !
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